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Les entreprises restent fermées aux malades du Sida

23 février 2009

Si la situation des séropositifs s’améliore au plan médical, leur existence sociale reste compliquée, en particulier dans les entreprises. Pour dénouer les discriminations liées à la maladie, Sidaction et le Centre des jeunes dirigeants d’entreprise ont lancé un programme de réflexion et de sensibilisation.

Statistiquement, dans une entreprise de 500 personnes, il y a au moins un salarié séropositif. Nombreux sont les malades qui préfèrent cacher leur état à leur hiérarchie pour éviter une discrimination encore trop présente. Pour comprendre les mécanismes de peur qui bloquent encore l’intégration des malades, 25 ans après la découverte du virus, Sidaction se mobilise. En partenariat avec le Centre des jeunes dirigeants d’entreprise (CJD), l’association a monté le projet « Emploi-VIH, regards croisés ». Ou comment le théâtre permet d’actionner les leviers de la non-discrimination.

L’étude ATLIS (AIDS treatment for life international survey), publiée lundi 9 février, montre que la gêne liée à l’évocation du Sida ne faiblit pas. Cette enquête a été menée en mai 2008 auprès de 3000 séropositifs de 18 pays, avec l’aide de l’Association internationale des médecins engagés dans la lutte contre le Sida (IAPAC). Parmi les malades qui ne souhaitent pas révéler leur séropositivité (54% des personnes interrogées), 83% ont peur des discriminations sociales liées à leur état. 36% estiment par ailleurs que l’annonce de leur maladie pourrait avoir des conséquences allant jusqu’à la perte de leur emploi.

Une image négative et tenace de la séropositivité

Selon Sidaction, 45% des porteurs du VIH se situent hors des circuits de la formation et de l’emploi. A la suite de ce constat, l’association a créé la Mission emploi, en octobre 2004. Son rôle est d’accompagner et de financer des projets d’insertion, de maintien ou de retour à l’emploi des personnes séropositives. En 2008, 300000 euros ont été distribués par Sidaction à 13 associations en France, qui accompagnent environ 400 personnes. « Mais le relais financier doit être pris par les collectivités publiques » estime Nathalie Pierret, coordinatrice de la Mission emploi à Sidaction.

Dans le cadre de la Mission emploi, Sidaction a réalisé que, malgré 25 ans de campagnes, le regard de l’entreprise envers les malades n’évoluait pas. « Le tabou sur le sujet est insupportable. Nous avons décidé d’ouvrir le gros chantier sociétal pour renverser la situation » se souvient Nathalie Pierret. Le soutien aux séropositifs ne suffit plus : il faut s’attaquer aux idées reçues qui persistent. Pour identifier les peurs, souvent irrationnelles, l’idée originale du Théâtre-forum est née. « Il fallait trouver un moyen de faire se rencontrer le milieu du Sida et celui de l’entreprise » raconte Fabrice Pollet, directeur de Pollet Peinture, entreprise de peinture en bâtiment, et membre du comité d’experts de la Mission emploi. « Pour décloisonner les milieux et nommer les problèmes rencontrés sur le Sida » insiste Nathalie Pierret.

Un outil pour nommer et comprendre les peurs

La première expérience de Théâtre-forum s’est déroulée à Orléans, en deux représentations, avec la participation du CJD d’Orléans et du Réseau ville-hôpital d’Orléans. Sur une scène de théâtre, se retrouvent séropositifs, DRH, infirmières, chefs d’entreprises, assistantes sociales, médecins du travail, employés, associations, etc. En s’inspirant de situations réelles, ils jouent des saynètes où les malades se retrouvent confrontés à des situations délicates en entreprise : discrimination à l’embauche, regard des autres salariés, peur de la contamination, rejet, questionnement. « Le Théâtre-forum dédramatise les situations et bouscule les gens » raconte Fabrice Pollet. La pièce est interactive, et peut être interrompue à tout moment par le public.

L’expérience a soulevé d’énormes questions chez les participants, mais n’a pas toujours eu l’effet positif escompté. « Certains chefs d’entreprise nous ont avoué avoir changé de vision mais n’être toujours pas prêt à embaucher un séropositif » regrette Nathalie Pierret. Le Théâtre-forum a montré aux dirigeants pourquoi l’intégration d’une personne malade dans l’entreprise n’est pas anodine, mais comment elle est possible. Il apprend aussi bien aux salariés malades qu’aux employeurs comme gérer la séropositivité. Fabrice Pollet raconte l’histoire d’un DRH confronté à un cas de dénonciation anonyme de la séropositivité d’un salarié. « Il a su en parler avec l’employé concerné, lui dire que cela resterait entre eux deux, le rassurer. Deux mois plus tard, le salarié a parlé spontanément de sa séropositivité au sein de son entreprise ».

Vers un programme de formation dans les entreprises

« C’est un travail de fourmi qui permet de nommer les problèmes, et de réduire la vision erronée de la séropositivité » explique Nathalie Pierret. Le Théâtre-forum est-il la solution aux problèmes que rencontrent les porteurs du VIH dans le cadre de l’entreprise ? Assurément pas. « C’est un levier, pas une fin en soi » estime la responsable de la Mission emploi. A Orléans, un comité de pilotage a été créé pour réfléchir sur un programme de formation des employeurs. Par ailleurs, l’expérience orléanaise a donné lieu à un film* qui pourrait devenir un outil de communication sur le sujet, notamment auprès des plus grandes entreprises.

Communiquer auprès des entreprises, mais également auprès de l’Etat. « On pourrait, on devrait travailler avec les conseils généraux, régionaux, les caisses d’assurance maladie » regrette Fabrice Pollet. Malheureusement, selon Nathalie Pierret, les autorités pensent que la situation des séropositifs s’améliore grâce à la généralisation des tri-thérapies, et ne considèrent pas leur situation sociale. En attendant un mouvement national, les régions se mobilisent. Le deuxième volet de l’expérience, à Marseille, promet d’être « un événement choc pour pousser les personnes concernées à se rencontrer » selon Fabrice Pollet, avant peut-être un troisième épisode à Lyon. Nathalie Pierret est convaincue que « c’est le rayonnement de chaque personne qui a des connaissances sur la maladie qui changera la vision globale du Sida ».

Bio : l’offre est loin de satisfaire la demande

23 février 2009

Suite aux engagements du Grenelle de l’environnement, le gouvernement français entend soutenir la filière bio en l’introduisant dans la restauration collective, et en développant les terres agricoles consacrées. Mais  l’offre est loin de satisfaire la demande.

Les français veulent du bio. C’est en tout cas le constat que dresse l’AgenceBio, au regard des conclusions de son dernier baromètre, publié le 5 février dernier. Et sachant que 49% des repas pris hors domicile le sont dans la restauration collective, le secteur a tout intérêt à se mettre au vert.

Objectif 2012 : 20% de bio dans les assiettes…

Effet direct du Grenelle, le gouvernement a diffusé en mai 2008 une circulaire auprès des ministères et préfectures, engageant à « l’exemplarité de l’État en matière d’utilisation des produits issus de l’agriculture biologique dans la restauration collective ». Objectif annoncé : être en mesure de proposer, dès 2012, 20% de repas bio ou partiellement bio dans les cantines des administrations d’État. Avec pour étape de mi-parcours les 15% en 2010. Et l’espoir que le restauration d’entreprise suive le même chemin. 
Pour l’heure, sur le secteur global de la restauration collective (administration, entreprises, collectivités ), on dénombre à peine 0,5% de repas bio. Alors certes, leur nombre à été multiplié par dix ces quatre dernières années, atteignant les dix millions de couverts en 2007, mais les ambitions gouvernementales n’en restent pas moins démesurées. Cécile Desclos, en charge de l’étude « Produits bio : perspectives de développement et stratégies comparées des distributeurs », publiée en décembre 2008 par Eurostaf, regrette par ailleurs que la circulaire ne concerne pas les établissement scolaires, « qui pourtant font preuve de nombreuses initiatives depuis quelques années. » Tout comme elle, Eric Grunewald, chargé de mission restauration collective et filière à la Fédération nationale de l’agriculture biologique, reste septique. « Même si c’est une bonne chose de fixer des objectif, celui-ci est très ambitieux, et d’ailleurs, il n’engage à rien. Par contre, il nécessite une grande adaptation, notamment en terme de formation du personnel, ou de gestion des restaurants. Par exemple, peu de cantines possèdent aujourd’hui une légumerie pour entreposer et préparer les légumes frais, puisque les pratiques de l’agro-alimentaire ont privilégié le recours systématique au produits transformés. »

…Et 6% de la SAU consacrée

Outre les coûts inéluctables d’un telle adaptation, c’est avant tout l’absence de production qui entrave la réalisation de cet objectif. Car la France est très en retard en la matière : la surface agricole dédiée au bio dépasse à peine les 2% de la SAU. Première puissance européenne agricole, elle ne regroupe pourtant que 8% des terres européennes dédiées à la culture bio, laissant à ses proches voisins les marches du podium (17% pour l’Italie, 14% pour l’Allemagne et 12% pour l’Espagne).

L’approvisionnement passe donc majoritairement par l’importation, pratique forcément paradoxale quand on imagine le bio comme un moyen de soutenir l’agriculture de proximité. Nathalie Kosciusko-Morizet clôturait d’ailleurs les Assises nationales de l’agriculture biologique de 2007 par un appel à l’autosuffisance : « la moitié des produits bio consommés en France sont importés, très souvent depuis l’Allemagne et dans des camions polluants. C’est aberrant.» D’autant que l’engouement pour le bio se généralise en Europe et pourrait bientôt saturer les filières d’importation.

Au mois d’octobre dernier, le gouvernement français s’est donc engagé sur un deuxième objectif tout aussi ambitieux : tripler la surface agricole bio d’ici 2012, pour atteindre les 20% en 2020. Mais la encore, les dents grincent. Pour Éric Grunewald, « à moins de compter dans ces 6% les terres en conversions -et encore-, cet objectif également paraît irréaliste. » Notamment car les aides financières pour soutenir la conversion des terres ne suivent pas.
« Michel Barnier a annoncé aux Assises nationales de 2008 une rallonge de 12 millions d’euros de l’enveloppe annuelle dédiée à la conversion des terres [enveloppe qui s'élevait jusqu'ici à 22 millions d'euros]. Mais soyons honnêtes, qu’est ce qu’on fait avec 12 millions ? Concrètement, on aide entre 50 et 60 exploitants. C’est pas grand chose. » Ce constat amer, Serge Atia, fondateur de la société de distribution Biofinesse, le partage avec nombre de producteurs. Lui qui distribue produits bio et équitables exclusivement à la restauration collective, engage les producteurs à s’associer en fédérations, « pour faciliter la mise en marché », et surtout structurer cette filière « qui devrait se développer considérablement dans les dix années à venir » selon Cécile Desclos.

Perenco déloge des Indiens isolés d’Amazonie

23 février 2009

Perenco, groupe pétrolier franco-britannique, vient d’obtenir le feu vert du gouvernement péruvien pour installer sept plateformes pétrolières et 14 puits dans le nord-ouest du pays. Une exploitation qui pourrait doubler la production nationale de pétrole. Mais la présence de tribus indigènes isolées et la cessation des activités de la firme dans l’Equateur voisin pourraient entraver ce projet.

Les temps sont rudes pour Perenco. Le groupe pétrolier franco-britannique se retrouve depuis peu à couvrir deux fronts, de part et d’autre de la frontière Pérou-Equateur. D’un côté, les associations de défense des peuples indigènes tentent tant bien que mal d’entraver son projet d’exploitation du « bloc 67 », région du nord-ouest péruvien, riche en pétrole. De l’autre, le gouvernement équatorien vient de suspendre les activités de la firme, pour satisfaire aux exigences de l’Organisation des pays producteurs de pétrole (OPEP). Décision que les ONG péruviennes espèrent bien voir inspirer leur propre gouvernement.

Des indiens isolés menacés par l’implantation de la firme.

Début janvier 2009, le gouvernement a en effet donné le feu vert à Perenco, pour exploiter les gisements de pétrole les plus abondants découverts ces trente dernières années, sur la zone du « bloc 67 ». Les ressources potentielles estimées avoisinent les 300 millions de barils, que le groupe entend donc forer dès 2011, à raison de 100 000 barils par jour. Pour ce faire, Perenco prévoit la construction de 14 puits, gérés par plus de 1500 ouvriers. Un projet dont les investissements sont actuellement estimés à 1,5 milliard de dollars.

Si cette implantation satisfait le président péruvien, Alan Garcia, qui souhaite voir le pétrole transformer l’économie nationale, elle inquiète en revanche les défenseurs des droits des peuples indigènes, qui anticipent les conséquences désastreuses que pourrait générer la rencontre entre ouvriers de Perenco et Indiens. Ces derniers n’étant pas immunisés contre nos virus (notamment ceux de la grippe ou de la rougeole), le contact avec des « hommes blancs » leur serait probablement fatal. C’est ainsi, par exemple, que la moitié des Nahuas d’Amazonie péruvienne sont décédés à la fin des années quatre-vingt, suite à la propagation de maladies infectieuses véhiculées par les exploitants forestiers. Et bien que Perenco affirme dans son étude de faisabilité qu’il n’y a « aucune communauté indigène dans la zone d’activité du bloc 67 », l’Association interethnique de développement de la forêt amazonienne (Aidesep), assure de la présence d’au moins une tribu sur ces terres. Cette dernière a donc fait appel auprès de la Commission interaméricaine des droits de l’homme, pour enrayer les projets du pétrolier. Mais le processus est long. D’autant que Perenco s’appuie sur une loi péruvienne qui autorise l’exploitation économique « des terres appartenant à l’Etat et aux communautés paysannes et indigènes ». L’ONG Survival International rapporte par ailleurs que son équipe londonienne a envoyé un courrier aux dirigeants de Perenco en avril 2008, pour engager des négociations, et attend toujours la réponse. Quant à Perenco France, l’équipe hexagonale refuse toute communication sur le sujet, renvoyant la balle à aux collègues péruviens.

L’Equateur interrompt l’activité de Perenco

Une petite lueur d’espoir anime cependant les ONG. Une fois n’est pas coutume, elle provient des dernières décisions imposées par l’OPEP à ces treize pays membres. A la mi-décembre 2008, lors de sa 151ème conférence, le « cartel du pétrole » avait en effet décrété une réduction de sa production à hauteur de 4,3 millions de barils par jours (mbj), par rapport aux rendements de septembre 2008 (plus de 29 mbj). Cette opération visait à écouler les stocks et à stabiliser le prix du baril, en chute libre depuis l’été 2008. Et pour cause : après avoir atteint des sommets en juillet, dépassant les 141 dollars, il atteignait péniblement les 38 dollars le 12 janvier dernier.
Pour satisfaire aux exigences de l’OPEP, mais également parce que l’exploitation des gisements devenait trop coûteuse (leurs rentabilités n’assurant plus la couverture des investissements), l’Equateur a annoncé au début du mois l’arrêt des activités de Perenco et de l’italien Agip Oil. Et fait savoir, ce mercredi 21 janvier, que les négociations avec Perenco devenant trop difficiles, le contrat qui lie l’Etat à l’entreprise serait prochainement rompu. Le « petit » de l’OPEP semble bien déterminé à reprendre en main les stratégies d’exploitation pétrolière de son territoire, et visant une réduction de la production journalière d’environ 70 000 barils, sacrifie donc deux têtes.

Bien que le Pérou n’appartienne pas à l’OPEP, Survival International espère que la décision du voisin équatorien influencera le gouvernement péruvien. D’autant que l’Agence Internationale de l’Energie prévoit pour 2009 une forte baisse de la demande mondiale de pétrole.

Abu Dhabi construit sa ville verte

23 février 2009

Désireux de préparer l’après-pétrole, l’émirat arabe Abu Dhabi investit partiellement ses pétrodollars dans les énergies renouvelables (EnR). Symbole de cette « euphorie verte », Masdar City, ville en construction entièrement dédiée aux EnR, devrait voir le jour en 2016.

Des images de science-fiction : les véhicules futuristes se croisent sur un réseau de rails aériens, les gigantesques panneaux solaires se déploient intelligemment au gré des rayons de soleil, la lumière transperce chaque recoin des bâtiments vitrés, le tout dans un environnement parsemé de verdure. Et pourtant, le vidéo-clip que présente Masdar, « l’initiative multi-forme dans le domaine des énergies du futur d’Abu Dhabi », n’a rien d’une fiction. Il s’agit en réalité de présenter le projet phare de cette entreprise : la construction, à l’horizon 2016, de la première ville totalement neutre en émissions de CO2, baptisée « Masdar City ».

Vitrine verte

Confié en 2005 au cabinet d’architectes londonien Foster and Partners,  le projet est à l’image des objectifs de l’émirat arabe : ambitieux. Et pour cause, Masdar City est destinée à être la vitrine verte d’Abu Dhabi. Quand les voisins de Dubaï, Bahreïn ou du Qatar se disputent le titre des plus hauts bâtiments du monde, Abu Dhabi s’engage dans une autre compétition : celle de la ville la plus « verte ». En espérant coiffer la Chine sur le poteau, dont la « cité écolo », construite sur les terres de Dongtan, devrait  accueillir ses premiers visiteurs pour l’Exposition universelle de 2010. Plus restrictive encore que Dongtan, Masdar City  interdira en effet la moindre voiture polluante dans ses rues, dont les deux tiers seront piétonnes.
Le chantier, démarré en février 2008, commence à dévoiler les premières infrastructures. Une centrale photovoltaïque de 100 mégawatts devrait voir le jour dans les prochains mois, pour progressivement atteindre les 500 mégawatts de production. Une usine de désalinisation, alimentée par l’énergie solaire, fournira quant à elle l’eau potable aux futurs 50 000 habitants. Conçus pour minimiser la consommation énergétique, les bâtiments n’excéderont pas les cinq étages de hauteur, et seront séparés par des rues étroites, favorisant ainsi la ventilation naturelle. En outre, le volet R&D de Masdar n’est pas en reste :  le centre de recherche et développement « Masdar Institute », crée en partenariat avec le fameux Massachusetts Institute of Technology (MIT), est supposé ouvrir ses premières classes de Master en septembre 2009. Les jeunes diplômés, spécialisés dans les cleantechs, devraient ensuite avoir l’embarras du choix parmi les 1500 entreprises « vertes » attendues dans le quartier d’affaires. Celle que Masdar conçoit comme « la Sillicon Valley des technologies propres », sera pour finir ceinturée d’un mur de protection, afin de stopper les nuisances sonores de l’aéroport voisin, et les vents chauds du désert.

Entre engagement véritable et greenwashing

Encore un des ces projets pharaoniques des émirats arabes ? Pascal Husting, directeur de Greenpeace France, a assisté fin janvier 2009 au deuxième opus du World Future Energy Summit d’Abu Dhabi. Il témoigne de l’engagement du pays en faveur des énergies renouvelables (EnR). « L’intention d’Abu Dhabi est claire. L’émirat est dans une réelle optique de diversification de ses activités. » Pour l’heure, 87 % de la production de pétrole brut des Emirats Arabes Unis (EAU) est réalisée par Abu Dhabi (ce qui représente 8% de la production de l’Opep). Et sachant que les réserves de pétrole des EAU s’élèvent à 97.8 milliards de barils (5e rang mondial), il est évident qu’Abu Dhabi n’a pas à craindre l’avenir. Mais l’émirat souhaite engager la marche vers l’après-pétrole. Malgré la baisse du prix baril, le gouvernement abu-dhabien a d’ailleurs réaffirmé fin janvier 2009 son engagement en faveur des énergies propres, garantissant que les EnR représenteront au moins 7% de la capacité totale de production du pays dès 2020. Et même si cet objectif reste bien inférieur à celui des européens (20% d’électricité d’origine renouvelable à la même date), Masdar semble déterminé à investir massivement les pétrodollars de l’Emirat, son seul et unique actionnaire, pour le propulser au rang mondial des greentechs. 

Mais sur des projets d’une telle envergure, le risque de greenwashing n’est jamais bien loin. Pour Pascal Husting, cette course aux EnR rappelle l’euphorie de l’émirat voisin, Dubaï, lorsqu’il s’était engouffré dans le secteur du luxe, envisageant lui-aussi l’après-pétrole, certes de façon différente. Et ces folies des grandeurs ont un coût. « Masdar City verra le jour, certes, mais à quel prix ? Par exemple, on peut s’interroger sur la pertinence du choix de site : en plein désert, sans aucune source d’eau douce…Il va falloir recourir à la désalinisation, et cela coûte cher ! » Car si le projet est pour l’heure chiffré à 22 milliards de dollars, il semble fort probable que le budget soit rapidement dépassé.
Par ailleurs, l’engagement pro-environnemental de l’émirat arabe ne s’accompagne pas vraiment d’une politique sociale responsable. Et même si le gouvernement a annoncé engager une réflexion sur l’accès à la citoyenneté, les conditions de travail des immigrés bangladeshi, indiens et chinois qui travaillent sur le chantier de Masdar City restent comparables à celles de ceux qui bâtissent les hôtels de luxe de Dubaï. Avec un salaire mensuel qui ne dépasse pas les 700 dirhams (190 dollars), quand le PIB des Emirats Arabes Unis atteint en 2008 les 55 200 dollars par habitant.
 

Pourquoi je rejoins l’opé

3 février 2009

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un projet WWF qu’on aime bien commenté par Astrid

3 février 2009

un projet AIDES qu’on aime bien commenté par Joe le bloggeur

3 février 2009

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L’essentiel sur AIDES

3 février 2009

Président : Bruno Spire

Crée en 1984, Aides est la première association française de lutte contre le Sida, à la fois en terme de budget et du nombre de  militants.  Reconnue d’utilité publique en 1990, elle est active sur quatres plans : soutient aux séropositifs, sensibilisation du public, mobilisation des pouvoirs publiques et recrutement de bénévoles. Outre l’information et le lobbying, Aides offre un soutien psychologique aux malades (écoute téléphoniques, groupes de paroles, etc.) mais fournit aussi gratuitement une aide matérielle (préservatifs, gel, seringues, etc.).

Regroupés en fédérations départementales et régionales, on compte près de 1400 bénévoles. Les moyens dont disposent Aides sont en hausse constante, du fait notamment des fonds publics.

Si vous ëtes intéressé, rendez vous sur www.aides.org  !

A bientôt

Fiche général WWF

3 février 2009
Le WWF, ou World Wildlife Fund, est une ONG de protection de la nature très développée à travaers la planète. Fondée en 1961, son siège est à Gland en Suisse. De part son nombre d’adhérents ainsi que son budget, WWF est sans doute l’ONG de protection de l’environnement la plus puissante.

Ses activités sont assez large : surveillance de l’application de la règlementation, restauration de milieux naturels dégradés, étides scientifique, sensibilisation aux enjeux environnementaux.

Plus d’infos sur www.wwf.fr

Bonjour tout le monde !

23 décembre 2008

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